Morlaix poèmes joel

 

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Printemps : le chef d’orchestre

 

Merci Monsieur Hiver de lui laisser le temps,

De se réveiller en s’étirant lentement.

Que vos giboulées rafraîchissent tous ces gens,

Dans la neige de jouer certains sont contents.

Vous les bons hommes gardez vos cache nez,

Vos chauds bonnets de laine, vos bottes fourrées.

 

Le printemps est de mauvaise humeur cette année,

Les dépressions sévissent toujours rapprochées.

Mesdames les primevères faites un sourire

Pour nous réconforter donnez nous ce plaisir.

Poc ! Poc ! Le chef d’orchestre de sa baguette

En forme pour l’ultime symphonie répète,

Mécontent des retardataires les grondant :

- Allons mettez vous en place Monsieur le Temps,

  Aujourd’hui c’est la fête chantons gaiement.

  Que les nobles cœurs battent tout joyeusement.

  Allons donc n’ayez point peur messieurs les derniers,

  Inutile de vous donner des coups de pieds,

  Les grands nuages parcourant les froids pays

  S’étaient enrhumés et se transformèrent en pluies.

  Oublions tout cela, oublions les frimas,

  Que notre harmonie reprenne le bon pas !

Bien en avance se croyant au bal musette,

Avec les jonquilles jouant de la trompette,

Par ci, par là raffolant du nectar si doux,

Effrontés les bourdons effleuraient leurs dessous.

Ravis de les voir partir au septième ciel

Par les simples vibrations des petites ailes,

En pouffant de rire les forts coups de tonnerre

Se mettent à rougir en provoquant des éclairs.

Poc ! Poc ! - Gardez votre sérieux au premier rang,

  De distraire les autres devient agaçant.

  Vous les crocus arrêtez donc de chatouiller

  Les jambes fines des tulipes si variées,

  Aux splendides robes aux couleurs si écarlates,

  Sous les grands frissons leurs jupes mauves s’écartent.

  Vos proches les jacinthes vous les distrayez,

  Facilement jalouses vous les ennuyez.

 

Notre Dame Nature fait très bien les choses,

La saine patience fait partie de sa prose,

La bienvenue au printemps nouveau peut sonner

Car sous son ordre tout doit bien évoluer.

En chef d’orchestre elle n’admet pas les fausses notes,

D’un beau récital le printemps en a vu d’autre

Joël Michel (Morlaix)

 

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CARPE AMOUR, MON JOYAU

 

Dans certains moments pour me retrouver tranquille

Pour m’évader du stress, du bruit je me défile.

Comme poussé vers mon univers accueillant,

Mon paradis m’attire comme un vrai aimant.

Lentement dans ce lieu se laisse errer mon âme,

Profitant de la couleur des fleurs et de leurs charmes.

Du plan d’eau à pas de velours me rapprochant,

A la rambarde du ponton en me hissant,

Mes gestes familiers deviennent automatiques,

Mes yeux inspectent cet endroit romantique.

Les risées sous le soleil et l’action du vent

Reflètent de mille éclats comme des diamants.

Cachée sous les nénuphars une ombre se glisse

Grosse tâche assombrie de couleurs noires et grises.

Silencieusement remontant à la surface,

Se présente notre majesté avec grâce,

Qui n’est autre que la carpe amour mon joyau,

De mes poissons en grandeur c’est lui le plus beau.

Silencieux ne bougeant point de mon promontoire

Mon coeur bat fort d’émotion le fait de la voir.

Voulant profiter du soleil qui la chauffait

Le haut de son dos brille d’un reflet violet.

Tout lentement se déplace mon herbivore,

Mâchouillant les brins d’herbes qui lui restent encore.

Profitant de ce spectacle d’une telle beauté

Je me dis que j’ai le loisir d’en profiter.

Bon nombre d’amateurs voudraient bien admettre

D’avoir cette chance il voudrait la connaître.

 

Joël Michel (Morlaix)

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BALLETS DE KOÏS

 

Aujourd’hui les enfants veulent occuper leur temps.

L’ennui leurs tombe dessus depuis un moment.

Par cette chaleur de plomb leurs jambes trainassent,

En errant dans le jardin leur âme fainiasse.

Tout près du cytise, allongés sur le ponton,

Dans le bassin ils s’amusent à faire des ronds.

Attirés par les clapotis de l’eau s’avancent,

Doucement les koïs maintenus dans leur méfiance.

Spontanés leurs éclats de rires vont bon train,

Aux poissons leurs mimines présentent du pain.

La faim que cette belle nourriture attise

Prendra le dessus sur ces futures soumises.

En cherchant à assouvir leur curiosité,

Naturellement elles se sont rapprochées.

Tout lentement se dégage un brin de confiance.

En observant cet appât tournoient en cadence,

Ces magnifiques seigneurs des bassins offrant

Leurs splendides ballets aux bambins tous contents.

Goulûment attaqué par ces énormes bouches,

La mie s’effiloche en plusieurs petites couches,

Bien rassasiées les carpes se sont éloignées,

Revenant de temps en temps pour les remercier.

Reposés à l’ombre dans cet endroit splendide,

Les gamins restent bras ballants dans le liquide,

En promenant leurs frêles doigts pour s’amuser,

Attendant que des lèvres viennent les toucher.

Très souvent s’entendent des bruits d’éclaboussures,

D’entendre les cris des galopins me rassurent.

 

Joël

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