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17 janvier 2021

Poème Joël: Jalousie adieu !

 


JALOUSIE ADIEU !


Belle jalousie que veux tu détruire,
Elle et moi nous ne sommes pas amants.
Belle jalousie que peux tu construire,
Cherchant à nous épier depuis longtemps.

Mon amitié je lui avais donné,
En poésie mon cœur s'était ouvert.
Mais toi que lui avais tu proposé,
Ta présence prolongée l'étouffait.

Belle jalousie tu voudrais savoir
Pourquoi je m'amuse dans son ivresse.
Belle jalousie tu ne voudras croire
Tout près d'elle je revis ma jeunesse.

Lentement elle s'est mise à m'aimer
Connaissant ma vie et tous mes secrets.
La nuit mes beaux yeux ont souvent pleuré,
Par ta sottise mon cœur en souffrait.

Ô Jalousie je t'avais respectée 
Tout près d'elle chacun avait sa place.
Ô Jalousie tu voulais la garder
Dans tes grandes serres comme un rapace.

A présent je peux lire dans ses yeux,
D'être son vieil ami j'en suis heureux.
De nous voir naturels était son vœu.

Ô jalousie je peux te dire adieu.

 

Joël Michel (Morlaix)

 

Écarte toi! 

Écarte  toi !
 
Ressentant de loin ses embruns la mer m'attire.
Me promenant sur les dunes mon cœur chavire.
Se brisant bruyamment les vagues font écho
En projetant sur les roches leurs trombes d'eau.
 
« Viens plus près de moi, approche gentil humain.
Que la beauté de mes flots guide ton destin !
Viens vite découvrir mon univers liquide.
Abandonne la terre et ses êtres perfides !
 
Dorénavant pense au repos de ta vieille âme.
Qu'elle se laisse apprivoiser par mon doux charme !
Profite de te ballotter dans mes remous.
Sombre pour éviter les hommes et leur courroux ».
 
Inconsciemment mes jambes suivent le chemin 
Me portant sur cette plage pour prendre un bain.
Soudain des cris stridents résonnent à mes oreilles,
Encore plongé dans mon drame me réveillent.
 
Autour de moi voltigent mouettes rieuses,
Goélands argentés aux mélodies affreuses.
« Sauve toi du piège! Vas t'en gentil humain,
Retourne de suite, rebrousse ton chemin.
 
Pour toi la vie peut encore porter ses fruits,
Aussi supprime les cauchemars que tu fuis.
Tes responsabilités une fois pour toutes
Prends les afin qu'en toi il n'y ai plus de doutes.
 
Montre et prouve tes belles valeurs à ton monde.
Ecoute ton coeur d'envie de s'ouvrir il gronde. 
Ne te laisse pas envahir par ton passé,
L'avenir est devant toi il faut avancer ».
 
Retournant sur les dunes l'esprit plus léger,
Pour une fois cette mer je pus l'admirer.
Les volatiles par leurs danses majestueuses
Se jouaient des vagues devenues dangereuses.
 
      Joel Michel (Morlaix) 
 
Drôles de formes 
Très trapue la mienne a une drôle de forme
Bien trop souvent je me sers de sa belle paume.
A peine poilue elle est très douce au toucher,
Il faut douter à force de la caresser.
Très souvent tu peux la serrer de tous tes doigts,
Mais trop embrassée elle rougira d'émoi.
Bien câlinée elle suintera de bonheur,
Mais trop angoissée elle mouillera donc de peur.
La vie est longue donc je dois en prendre soin,
Savoir bien l'utiliser quand j'en ai besoin.
Puis de temps en temps faisons lui une beauté,
Lavée, astiquée on peut venir l'admirer.
Mais si un de ces jours vous me la refusiez,
Par manque d'affection, d'amour ou d'amitié,
Timide dans ma poche elle se cacherait,
Sauf la chaleur humaine la déciderait.
En faisant partie de mes chères extrémités,
J'ai bien sur le devoir de bien la protéger.
Membre de précision, outil perfectionné,
Je parlais de ma main vous l'aviez deviné.
Joel Michel (Morlaix)

LE BUVEUR D'EAU
Montage de petitefleur 2006

LE BUVEUR D'EAU


Désarticulé, titubant comme un pantin,
Ivrogne tu dévales les rues le matin,
Dans cet état comment veux tu gagner ton pain.

De te comporter ainsi comme un vrai paumé,
Epuisé tu t'es endormi dans le fossé,
Mais quelle vie mènes tu, quelle destinée !

Prenant cette bouteille comme ta maîtresse,
La regardant, lui offrant toute ta tendresse,
Tu partages ta couche avec cette déesse.

La considérant ainsi comme ton amie,
Tout seul lui confiant tous tes déboires maudits,
Ta compagne tu la vides jusqu'à la lie.

Viens près de moi, regarde toi dans ce miroir,
Jette cet alcool qui te fait broyer du noir,
Trouve les causes qui mènent à ton désespoir.

Depuis longtemps tu as pris femme comme amie
Et dans un lit douillet tu partages tes nuits.
Ta vie d'enfer se transforma en paradis.

A présent tu es un exemple mon JOJO,
Sans honte comme ces hommes tu bois de l'eau.
Mais dans ton combat tu as conservé ta peau.


Joël Michel (Morlaix)

Les lettres de mon ordi
Les lettres de mon ordi

J'ai voulu te cueillir le soleil
Mais de suite je me suis brûlé.
J'ai voulu te rapprocher le ciel
Se trouvant loin j'ai abandonné.

J'ai voulu t'écrire un beau poème
Mais sans bonnes idées je l'ai raté.
Je voulais juste dire je t'aime
Mais timide je n'ai pas osé.

Je t'ai composé de grands bouquets
De superbes fleurs de mon jardin,
Jonquilles, tulipes et bleuets
Tu ne pourras les prendre dans tes mains.

Alors j'ai trouvé la solution :
Je peux utiliser mon ordi.
Ne voyant pas d'autres suggestions
Et bien là de suite je souris.

M'asseyant de suite à mon ouvrage
Je peux te ramener mes écrits.
Sur cet écran s'inscrivent les pages
Rien que pour toi ma précieuse amie.

Je voudrais t'offrir ce doux printemps
Alors accepte de moi un bisou,
Vois tu d'y penser je suis content
En un envoi il sera plus doux.

Joel Michel (Morlaix)
Merci monsieur Verlaine!
Merci monsieur Verlaine !
 
Vertu qui n'est qu'un nom mais le nom d'un ange,
Ce joli vers sur ma langue me démange.
Ma simplicité, étant mon fort parti,
Me mène à écrire ce poème ci.
 
Joel est mon prénom, Yahvé en hébreu.
Chassez vos moqueries, c'est celui de Dieu !
Mon nom Michel vous semblera ironique :
« Se rapporte à Dieu », définition biblique.
 
Mes « el » vous paraissant sûrement étranges
Me donneront l'apparence d'être un ange.
Si la modestie était une vertu
De bien plaire aux cieux ne m'aurait point déplu.
 
Joel Michel (Morlaix)
MA FRIANDISE
Ma friandise


Mon principal défaut est cette gourmandise,
Dégustant ce vieux prénom c'est ma friandise.
Cathy te souviens-tu les années ont passé,
Rien que pour moi combien de larmes as-tu versé ?


A chaque départ tu te mettais à pleurer.
Le cœur tout serré je devais te consoler.
Notre histoire a débuté tout bizarrement,
Nous devions rester des amis pour très longtemps.


Voyant notre très grande différence d'age,
Notre belle union n'aurait pas été très sage.
Mais tu n'as pas eu le temps de te retourner
Que sur tes lèvres un doux baiser s'était posé.


Avec moi tu voulais bien monter ton ménage.
A chaque séparation tu étais en age.
Tous tes pleurs ont été compris comme un message.
Ta maman voulait pour nous deux le mariage.


Tu étais belle dans ta robe de mariée,
Pure, habillée de blanc de la tête aux pieds.
Dès tes dix neuf ans tu m'offrais cette jeunesse,
A mes yeux tu resteras toujours ma Princesse.


La nuit de noce dans mes bras tu t'es jetée,
Te plaignant que nous n'étions pas très argentés.
Tes yeux de mes lèvres je les ai essuyés.
Avec mes caresses la vie a bien passé.


Passant heureux une vie pleine de sagesse.
Nos enfants étant notre plus grande richesse.
Comme tous les hommes je me plaints tout le temps.
Quitte à refaire, me prendrais tu comme amant ?

Joel Michel (Morlaix)

feu d'artifice de Morlaix 

LES BELLES COULEURS


Nonchalants les gens se rapprochent autour du port
Admirant les bateaux accrochés aux corps morts.
Ce soir nous fêterons le quatorze juillet,
Lentement le feu d'artifice se préparait.

Perdu dans la nuit noire un grand bruit retentit.
Boum ! Morlaix nous invite à son beau paradis.
Le firmament se pare de plumets de fête,
Pour notre plaisir nous bouleversant la tête.

De ses chevelures d'étoiles scintillantes,
Toutes décorées de flammèches retombantes,
Habillées frivoles de lumières d'argent,
Les premières lueurs voyagent sous le vent.

Les toitures se pavanent de cent merveilles
Reflétant leurs parures comme des soleils.
Eblouis par cette cité ensorcelée,
Acclamant cette ville en tenue de soirée.

Dégustant pleinement ces fusées qui jaillissent,
Enthousiasmés les spectateurs applaudissent.
Dans le zénith continuent ces ballets fougueux,
Mélange de poudre et de produits gazeux,

Combustions lentes des cartons qui s'envolent
Retombant pour se consumer sur notre sol.
Les jardins du ciel voulant chasser l'obscurité
Accélèrent la cadence des feux tirés,

Provoquant en nous de fortes explosions de joie,
Voyant dériver ses météores de soie.
Alors les flammes reflètent dans tous les yeux
Comme une féerie de faisceaux lumineux.

De grands cris s'élèvent en rumeur générale
Les cœurs se resserrent lors du bouquet final.
Un panaché de fleurs de pompons du Japon,
Bien savamment mêlé d'ombrelles de chiffon,

Des milliers d'étincelles tombent en gerbes d'or
Veillant sur une communauté qui s'endort.
Bleues, blanches, rouges, les couleurs de notre France,
Ce soir de juillet nous offrent de l'espérance.
Joel Michel (Michel)
Feu d'artifice de Carantec 

SOIREE MAGIQUE


Les carantéquois se réjouissent
Célébrons le 13 juillet.
Attendant le feu d'artifice
Trop angoissée mon cœur battait.

Mes vieux souvenirs ressurgissent
Réveillant mes vilaines peurs
Et s'écoulent sur ma peau lisse
De grosses perles de sueur.

Tendrement Papa me console
Et dans ses bras m'emprisonnant
Résonnent ses douces paroles,
Tout en moi me réconfortant.

Dans la nuit les coups retentissent
Lâchant les premières lueurs.
Toutes les belles fusées rugissent
Emerveillant les spectateurs.

Protégée dans ma tendre enfance
Ce soir je goûte ce bonheur
Qui pour moi a de l'importance :
Partager mes rires et mes pleurs.

Morgane et Joël (Morlaix)
LES SIRENES DANS MA TETE 
Passion des fleurs retransmise à mon fils 
 
Pour toi petite soeur
 
LES SIRENES DANS MA TETE


Les sirènes me rentrant en tête
Se mettent toutes à raisonner.
Ce qui me paraît le plus bête
Je ne me suis pas affolé.


Pour moi tu paraissais si belle
Allongée dans ces draps tous blancs.
Tes yeux verts brillaient d'étincelles
En me dévisageant souvent.


Dans cette chambre des mourants,
Ton long regard m'a questionné.
Baissant nos yeux en même temps
Tu connaissais la vérité.


Les méfaits du temps sont tombés
T'emportant dans l'immensité.
Aimant ce soleil te brûler
Partir était ta destinée.


Tu m'as transmis ta passion
En partageant l'amour des fleurs.
Fleurissant ma jolie maison
Ton beau sourire demeure.


A peine âgée de quarante ans
Tu nous as quitté pour le ciel
En laissant mari et enfants.
Nous te croyons si éternelle.


Les sirènes m'ont réveillé
Pour parler pour tous ceux qui t'aiment,
Pour ceux qui n'ont pas oublié.
Dans leur cœur tu restes la même.

Tous les mots sont toujours les mêmes
Pour dire merci au bonheur
Et pour te dire que je t'aime.
Repose en paix petite sœur.


Joel Michel (Morlaix)
Même si le temps passe et quelles sont parties on n'oublie pas les beaux souvenirs de ses anciennes amies
 
Jardins secrets

Poupée de tendresse, poupée pour les caresses,
Poupée de tristesse, poupée que l'on agresse.
Belle comme Barbie, belle comme l'amour,
Belle comme la vie, belle comme ce jour.

Délicatement tu te glisses près de moi,
Ton doux baiser sur ma joue me laisse en émoi.
De mon clavier relevant doucement la tête,
Voyant ton visage mon cœur se mit en fête.

-Que tu es très bronzée et vive soulignais je !
-Tu as du te tromper de pays m'esclaffais je !
De ton sourire gracieux tu me répondis,
Autour de la table sur le banc tu t'assis.

D'un beau geste de la main avec minutie
Tu relèves tes mèches couleur de la suie.
M'observant d'un regard tout fuyant par la crainte
En sortait de tes lèvres une très longue plainte.

Larmes très méchantes, larmes de gros soucis
Larmes très coulantes, larmes de mon amie.
Regard bien douloureux, regard plein de détresse,
Regard tout suppliant, regard plein de sagesse.

Les mots, les phrases et les explications sortirent
A chaque syllabe je m'attendais au pire.
De connivence ne se quittèrent nos yeux,
Tes troublants récits me rendirent malheureux.

Sur tes pommettes de petits ruisseaux coulèrent,
Aussitôt tes doigts agiles les essuyèrent.
Peiné par cet entretien j'approchai ma main,
Tu l'acceptas de suite comme grand soutien.

Mes mots t'accompagnent de toute leur chaleur,
Tu les mémorises extrayant leur vraie valeur.
Tout lentement te sentant en grande confiance
Tu rentres dans les détails de tes expériences.

Pleure sans retenue soulage ta souffrance
Pleure sans honte comme au temps de ton enfance.
-Non je ne veux pas qu'il sache que j'ai pleuré
Ce serait la bonne excuse pour se moquer!

Le temps s'écoule mes mots pour toi sont choisis
Sonnant l'amitié pour soulager tes ennuis.
La porte de mon cœur t'est laissée grande ouverte
La visite du jardin secret t'est offerte.

Joel Michel (Morlaix)
 
Petite chanson composée par ma fille Audrey 


Sous la pluie


On dit que ce n'est pas très sage
De s'balader pendant l'orage,
Mais nous nous aimons les éclairs
Et le son du tonnerre.

A marcher dans les flaques
Ça fait flic, ça fait flac,
A danser sous la pluie
Sous le ciel de midi.

A dire qu'il fait trop chaud,
A délirer dans l'eau.
En classe toutes mouillées,
Obligées de s'dessaper.

A marcher dans les flaques
Ça fait flic, ça fait flac,
A danser sous la pluie
Sous le ciel de midi.

En bas de l'escalier,
Un clodo tout paumé
Nous demande des euros,
Mais pas pour acheter d'l'eau.

A marcher dans les flaques
Ça fait flic, ça fait flac.
A danser sous la pluie
Sous le ciel de midi.

 Audrey Michel (Morlaix)

DROLE D'ALLURE


Le regard fixe, une accroche autour du cou,
Sans bras sans jambe te voyant je fais la moue.
Pour astiquer je t'attrape de mes deux mains,
Trop fin de te prendre plus bas serait malsain.

Ta coupe à la brosse te fait passer partout
En te positionnant par dessus ou dessous.
Préférant te fuir que de te manipuler
Mes positions préférées je dois adapter.

Pour changer moumoutes nous avons un grand choix,
Tes formes et tes couleurs peuvent choquer parfois.
Un jour tu peux être brun châtain ou rouquin,
Le blond ravit tout dépend des goûts de chacun.

Tout vêtu de poils de paille ou bien de nylon ,
Ton long manche a fière allure de toute façon.
De vous faire naviguer au septième ciel,
Demander à la sorcière s'il fait merveille.

A présent je ne vous laisserais pas languir,
Me tapant sur le dos il pourrait m'assouvir
Car lui sans bien réfléchir il me punirait.
Comprenez on dit souvent « con comme un balais ! ».
Joel Michel (Morlaix)
Ricanements
Montage de petitefleur 2006
 Ricanements
 
Allez!  Dormez, ronflez, vous vous sentez si bien.
 La chambre semble être un compartiment de train.
Allez! Dormez, enfoncez vous dans vos beaux rêves.
Le jour se rapproche la nuit deviendra brève. 



Musique forte du téléphone aux oreilles 
Qui retentit tout bruyamment et me réveille.  
Délaissant mon lit chaud comme tous les matins 
Bien endormi j'entre dans la salle de bain.


En tâtonnant j'attrape la mousse à raser
Soigneusement mon menton est badigeonné.
Sous le robinet versant sa belle eau fumante 
Mouillant le rasoir sous le jet je m'ébouillante.
 
Avec soin passe et repasse la fine lame
Un geste indélicat et ce serait le drame.
En remuant des lèvres, des joues et du nez 
Je pratique mon sport commençant ma journée.
 
 Derrière mon dos s'échappent des gloussements
En provenance de mes filles m'imitant.
Pour les amuser que ne devrais-je point faire?
De plaire aux filles n'est pas une mince affaire!
 
Cra! Cra! Les longs poils résistants s'enlevant grincent. 
La peau souple sous le métal irritant pince.
Cra! Cra! Dernières grimaces pour les enfants,
De me voir me raser c'est un amusement.
 
Joel Michel (Morlaix)

Qui me donnera la main?
 
Qui me donnera la main?
 
Écoutez ce silence
Il crie ma souffrance!
Égarée dans ce monde égoïste
J'aimerais croire que j'existe.
Je voudrais être invisible.
Mais est ce possible ?
 
Je ne me sens d'aucune utilité
Dans cette maudite société
Qui rejette sans pitié
Mon affection et amitié.
Ce monde de malheur
M'a brisé le cœur.
 
Crachant toute sa haine,
En me causant tant de peines
Cela m'entraine vers la solitude,
De pleurer est devenue une habitude.
Mon cœur est meurtri.
Ma vie l'est aussi.
 
Je me cache dans le silence
Pour enfuir mes souffrances.
À travers cette solitude je fuis
Ces médisances que je vis.
Je ne vois aucune issue.
Je suis sans cesse déçue
 
Mais alors que puis je faire 
Si ce n'est que de me taire !
A quoi sert donc la vie
Si c'est pour qu'elle m'oublie!
J'ai tout essayé
Mais cela n'a rien changé.
 
Seule avec mon chagrin
Je subis mon triste destin. 
Je voudrais un peu de chaleur
Pour réchauffer mon cœur. 
Abominable existence!
Mais cela n'a plus d'importance.
 
Lassée par cette vie
Je n'ai qu'une envie:
Quitter cette triste terre
Pour ne plus rester solitaire.
Qui voudrait me donner la main
Pour parcourir un bout de chemin?
 
Poème de mon amie Sabine
 
Darkness-Angel 07
BOUTEILLE A LA MER


Bouteille à la mer 

Au gré des flots une bouteille naviguait,
Dans son ventre un très vieux message s'enfermait.
Si tu es très sage je te le conterais,
Pourtant hésitant je ne sais si je devrais.


« Partis en long voyage comme deux amants,
De ces chaudes plages on en rêvait si souvent.
La plus belle fille au monde m'a envoûté,
Juste deux secondes m'ont suffi pour l'aimer.

Douce peau reluisante couleur de la nuit,
Très longue chevelure couleur de la suie,
Gracieux galbe des reins invitant à l'amour,
Près de moi je voudrais te garder pour toujours.

Embarquée pour longtemps sur mon riche bateau,
Lui offrant souvent ce qui avait de plus beau :
Colliers, diamants, perles et les plus précieux joyaux,
Un jour elle s'enfuyait avec mon matelot.

Depuis me comportant en homme malheureux
Errant de port en port en me séchant les yeux,
En recherchant en vain ma princesse d'ébène
J'essaie honteusement de me cacher ma peine.

Mes simples écrits si vous les avez retrouvé
Je ne vous demande pas de la rechercher,
Seulement de lire mes propos, d'écouter :
N'enfermez pas l'amour en cage dorée ! ».


Ce très vieux papier soigneusement replié,
A la mer la bouteille je l'ai rejetée.
Retenant le conseil je l'ai vu s'éloigner
Voguant sur les flots vers une autre destinée.

Joel Michel (Morlaix)

LE CLIN D'OEIL DE L'ARCHANGE
Montage de mon amie Magalie

LE CLIN D'ŒIL DE L'ARCHANGE


Ce soir les cloches sonnèrent à toutes volées
Nous annonçant que Noël a bien commencé.
Une silhouette attira mon attention
Dans cette nuit froide à donner le grand frisson.

Bien seul en attendant que le temps le dégrise,
Assis à l'abri sous le porche de l'église,
Il priait la Madone ou bien un de ses dieux,
Pour qu'il puisse le rendre un peu moins malheureux.

Tout en haut accroché au sommet du clocher,
Devinant mon action comme pour me guider,
Je crus apercevoir un clin d'œil de l'Archange,
La statue colorée au fin sourire étrange.

Sa main tremblante et tendue je la refermais,
Ne voulant point y placer que de la monnaie.
Lentement il m'accompagnait à la maison,
Boire chaud fut déjà une des solutions.

De suite rassuré il me contait sa vie
Parlant du triste cheminement qui suivit.
Les services sociaux veulent bien l'accueillir
En souhaitant pour lui qu'il veuille s'en sortir.

En me quittant cet homme n'était point plus riche
Mais entre nous deux il n'y eut jamais de triche.
Pour quelques heures il trouvait son identité,
Sa dignité, la chaleur d'un jeune foyer.

A l'avenir lui seul fera son propre choix,
Sachant qu'il n'est pas seul à porter une croix,
Qu'il profite de cette main toute tendue
La chance ne se présentant peut être plus.
Joel Michel (Morlaix)
L'hiver est là
Poème de mon amie Sabine
 
L'hiver est là !
 
Écoutant ce sombre silence,
Qui Indique sa froide présence,
Ciel gris, temps couvert ,
Bien sur c'est l'hiver:
Saison morte, saison cruelle
Faisant fuir les hirondelles. 
Malgré ce temps froid
Ressentant une émotion en moi
Je regarde les flocons tourbillonner
Et doucement venir se poser
Sur la terre enneigée.
Quelle douce, belle, légère
Parure vraiment éphémère !
Le temps d'un rêve m'étant si cher
Je découvre ce paysage d'hiver
Qui doucement est venu déposer
Son manteau enneigé.
Comme la douceur d'un ange
Nous présentant ses louanges 
Pendent dans les arbres glacés
De belles guirlandes gelées. 
Avec des yeux émerveillés
Devant tant de beauté,
De finesse, de tendresse,
De splendeur, de richesse
J'ai découvert la magie
D'un hiver tout en féerie.
 
Darkness-Angel 07
VOYAGE ETRANGE

Voyage étrange 


Tout dernièrement j'ai fait un très grand voyage
En la compagnie d'un bien affreux équipage
Me retrouvant subitement chez les damnés
Où ma conscience m'a vite fait déporté.

Enchaîné en fond de cale d'un vieux vaisseau,
La bouche alimentée par un très gros tuyau,
De boisson des êtres emplissaient mes fins boyaux
Et constamment en moi ils gardaient le niveau.

Là dans cet enfer pour ne pas mourir noyé
Une roue d'une pompe je devais tourner,
Condamné à ne jamais pouvoir m'arrêter
De boire cet alcool que j'avais consommé.

Fatigué après une éreintante journée
La manivelle j'arrêtais de la tourner.
Lentement le liquide s'est mis à monter
Voyant ma fin je me suis mis à suffoquer.

Enfin pour mieux m'accompagner dans mon breuvage
Ces êtres emplissaient la pièce de leur ramage :
« Retourne sur terre et si tu ne comprends pas
Dans le fond de notre cale tu reviendras ! ».

Dans ma jambe une douleur me fit sursauter,
Le pied de mon épouse m'avait réveillé,
Et de mon affreux cauchemar m'avait tiré.
Mon bras passé autour du cou l'a remercié.

Plusieurs années après la conscience réveille
D'affreux souvenirs qui au fond de nous sommeillent.
Au lever il m'arrive de me demander :
Ai je rêvé? Est ce une réalité?

Joël Michel (Morlaix)

BAGUETTE MAGIQUE
 
 L'unique et introuvable photo de "Jojo Merlin" faite par ma fille Morgane
 
 
Baguette magique
 
Ma vie poursuit lentement son beau chemin.
 
Au fait pourquoi vivons nous? Réponse sans fin! 
 
Une partie de ma vie a passé: tourmentée.
 
 Alors mes grands regrets je vais vous les conter.



Le soir je voudrais que tu me prennes la main,

Ensemble jouons au vieux magicien Merlin.

Dès à présent peux tu agrémenter la vie

Et la transformer en un petit Paradis.



Vivant dans un monde de grande liberté,

Fais nous apparaître une colombe dorée

Qui par miracle montera droit vers les cieux

Pour demander l'assistance de notre dieu.



De ta baguette magique enlève les chaînes

De tous ces malheureux que la misère entraîne

A voler au grand jour leur seul pain quotidien,

Pour beaucoup d'entre eux pour ne point crever de faim.



Peux tu transformer toutes ces pièces d'argent

En des mets savoureux et vraiment odorants

Afin de partager les richesses du monde

Pour atténuer la vive rumeur qui gronde.



Te servant de nouvelles formules magiques

Essaie de nous rendre la vie moins dramatique.

Les hommes des villes ramenés en campagnes,

Les enfants revivraient ainsi que leurs compagnes.



De ton pouvoir ralentit la marche du temps

Que nous reviennent les plus belles années d'antan

Où tous ces gens appréciaient les moments qui passent,

Dans les villages se côtoyant sur les places.



Un jour mon souhait pourrait se réaliser

De voir de nouveau tous les bons hommes s'aimer.

Avec de l'illusion on pourrait transformer

Ce splendide rêve en une réalité.
Joel Michel (Morlaix)
Viens visiter mon pays
Montage de darkness-angel07
 
Pour mon amie Sabine
 
Viens visiter mon pays
 
Donne-moi ta main! On fera de courts voyages
En errant sur les plages et le bord des rivages.
Très sécurisée tu me suivras partout.
Amie nous visiterons mon pays si fou.
 
Dans ces décors de rêves ouvre grands tes beaux yeux:
Le Levant, le Couchant brilleront de tous feux.
Dame Nature te présentera ses toiles:
Reflets d'argent sur l'eau, bateaux bordant leurs voiles.

Donne-moi ta main! On bravera les averses
Nous surprenant lors de nos excursions diverses.
Nous trouverons des gites sous les grands rochers:
Dolmens, allées couvertes servant à s'abriter.

Ouvre tes narines! Déguste ces parfums
Se dégageant des landes le long des chemins.
Au passage les fleurs feront la révérence
Effleurant tes tissus, honorant ta présence.
 
Donne-moi ta main! Oh! Attention aux tempêtes
Leurs violentes rafales sur nous se projètent.
Au loin admire aussi cette mer déchainée
Eclatant ses vagues et son écume perlée.
 
Amie, viens vite voir ces clochers d'antan,
Leurs flèches éffilées défient tous les vents.
Monuments ornés de plusieurs monstres de pierre
A l'approche les personnes font moins les fières.
 
Donne moi ta main! Je sens ton coeur qui frissonne
Aimes tu toutes ces choses qui me passionnent?
Observe bien car ce fou pays est le mien,
Les gens vont, écoutent et ne disent jamais rien.
 
Mais Depuis longtemps nos légendes vont bon train.
Un jour veux tu que nous les lisions livres en mains.
Alors donne moi ta main, faisons ces voyages.
Ensemble découvrons ces sables et fins rivages.
Joel Michel (Morlaix)

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Jojo le jardinier
 
Connaissez-vous un peu Jojo le jardinier ?
De vraiment s'occuper il n'est point le dernier.
Entrez ! Entrez! Venez admirer les parterres
Les bassins fleuris et les belles jardinières.
Mais dites-moi, qu'est ce qu'il est en train de faire ?
Dans sa tête mûrissent des idées à plaire.
L'automne va remplacer l'été terminé,
La nature s'habillant de couleurs dorées.
Il est grand  temps de ramasser les fleurs fanées
Pour qu'elles se reproduisent la prochaine année.
Commençons donc par faire sécher les pétales,
Dans la serre la chaleur sera idéale.
Préparons ensuite récipients  et cuvettes
Séparons couronnes et calices dans les barquettes.
En petites pincées les graines venaient,
Petites lamelles sur le tas s'empilaient.
Dans l'enveloppe plaçons en conservation
Dans  quelques mois les semences reproduirons.
Alors ces œillets d'inde sortiront de terre
Au jardin dont la propriétaire en est fière.
Toutes ces fleurs de couleurs variées ensoleillent,
En mélange en corbeilles sont pures merveilles.
Connaissez-vous un peu Jojo le jardinier ?
De vraiment s'occuper il n'est point le dernier.
Joel Michel (Morlaix)

Dahlias de rêves
Dahlias de rêves
Collection d'une soixantaine de variétés  de dahlias que possède mon fils dans notre jardin 
 
 
Pour mon amie Sabine
 
 Dahlias de rêves
 
C'est l'été. Le jardin nous semble tout heureux
Nous présentant ses jolis massifs harmonieux.
 Beaux Dahlias cactus vos couleurs sont en éveil,
« Oiseau de Feu » offrez vos têtes à Dieu Soleil.
 Rouge carmin pointé de clair, Dahlias « Balade »,
 « Apricot Star » invitez vous à la parade !
« Jura » et « Douce Amie » faites bon ménage,
Près de « Match » et  d'« Orpheo » quelle belle image !
« Alain Mimoun » et « Kiki Caron » attention
Parmi « Marylin » et « Bach » soyez les champions !
« Dentelle de Venise », « My Love » riez !
Le blanc de vos pétales devra dominer.
« Tom Pouce » et  « Souvenir d'été »  fleurs voisines
Que vos pompons où les frêles abeilles butinent  
S'associent  aux  boules « Sylvia » vos cousines.
C'est l'été.  Coloré le jardin s'illumine.
 
 Joël Michel (Morlaix)
 
Dahlias de rêvesDahlias de rêvesDahlias de rêves
 
LE BIJOU DE MAMAN


Bien tout doucement le long jour s'achève
Car notre chaud soleil plonge au couchant.
Ferme tes beaux yeux, fais nous de beaux rêves,
Je reste près de toi un court instant.

«Dis moi Papa au fond de ta mémoire
Recherche ce soir une tendre histoire,
Comme toutes ces légendes d'antan
Lorsque comme nous tu étais enfant ! ».

Alors mes souvenirs commencent ainsi :
Très loin en habitant la Tunisie,
Pas très riches nos deux jeunes garçons,
Tout pensifs, cherchèrent une solution.

« Demain matin c'est la fête des mères,
Peu argentés comment allons nous faire ! »
En marchant faisant du lèche vitrine
Un sourire éclaira leurs jolies mines.

La bijouterie prit leur attention,
Une boite montrait un médaillon.
En boutique ils demandèrent le prix.
« N'ayant pas assez, le cadeau tant pis ! ».

Ils refouillèrent de nouveau leurs poches,
La marchande regarda les deux mioches.
Du manque de monnaie son cœur fut fort,
Chaleureuse elle emballa ce trésor.

Pendant de nombreuses années ce présent,
Offert avec le cœur de ses enfants,
Noir et émeraude comme un diamant,
De cent facettes brillait sur maman.

Bien perdu après ces nombreuses années,
Dans ma mémoire il restera gravé.
Merci de me l'avoir fait repenser,
Mais mon cœur ne l'avait pas oublié.

Ma chérie ferme tes lourdes paupières,
Rêve aux anecdotes de ton vieux père.
Dors, si tu rencontres un bijou volant,
Ce sera donc celui de ma maman.

Joel Michel (Morlaix)


Ceci je l'ai écrit pour la plus jeune de mes filles, comme elle me demande tous les soirs de lui raconter cette histoire. Mais je sais que plus tard, comme ce bijou elle terminera au fond d'un tiroir. Ainsi s'en vont les histoires d'antan !

Bien au chaud

Bien au chaud

Depuis la soirée la tempête faisant rage,
Dans les vieux arbres continuent son ravage.
Les plus valeureux chênes aux nombreux nœuds craquants,
Trop secoués perdent leurs feuilles et tous leurs glands.

Les bois coupés attendaient dans la cheminée
Que les maîtresses flammes viennent les lécher.
Jaloux comme des maris qui voudraient épier
Les vents se déguisent en volutes de fumées.

Bien frigorifiée, tremblante par ce grand froid
Pour te réchauffer viens te blottir contre moi.
Dans ce lit la chaleur dégagée sous les draps
Nous invite à continuer nos beaux ébats.

Par les persiennes s'échappent les hurlements
Provoqués par ces courants d'air en imitant
La haute symphonie de nos rugissements,
Rythmant notre douce musique sur leur chants.

A l'aube Dame Nature s'est réveillée
En veillant sur tous les amants bien enlacés.
Les braises crépitent en bas de la cheminée
Toutes chaudes comme les amours consommés.

Brûlant ses ardeurs la tempête s'est calmée,
Là tout le monde fait la grâce matinée.
Afin que les amoureux finissent leur nuit,
Marchons à pas de velours sans faire de bruit.

Joel Michel (Morlaix)
Rêvons
 
 
Rêvons!

Dis! Te souviens tu de ce fameux jour 
quand mon coeur te déclarait son amour, 
Mon corps voulant se chauffer de ta flamme.
Mais tu es si loin c'est cela le drame.

Bien sûr je m'en souviens avec tendresse 
Tous tes mots sonnaient comme des caresses . 
Voir ton sourire serait mon souhait, 
De désir mon bon coeur s'enflammerait.

Dis! Pour moi pourrais tu faire un effort 
De prendre cet amour à bras le corps,
De le secouer de toute ta transe 
Lui dire que mon amour est immense.

Pour toi j'affronterais toute distance
Et je traverserais toute la France.
D'en rêver est notre seule raison 
Et nos mots resteront notre passion.
 
Duo:  Sabine et Joel Michel
Farandoles 
 
Tape, tape des pieds, les papillons s'envolent
En partant plus loin en de grandes farandoles.
Pour se poser et dévorer les feuilles molles.

Tape, tape des pieds, les poissons apeurés
Brusquement sautillent dans l'eau pour se sauver.
Les grenouilles se sont remises à coasser.

Claque, claque dans tes mains, fais fuir les lapins
Qui tranquilles se reposent sur le chemin.
Mais ils reviendront assez vite les coquins.

Claque, claque dans tes mains car on fait la fête
Des moineaux, des pinsons et des bergeronnettes.
Tous contents d'eux les rossignols secouent leur tête.

Dansons, dansons, rejoignons les nains de jardin
Qui nous attendent depuis le petit matin,
Pour que tous ensembles nous reprenons leur refrain.

Donnons nous tous la main et faisons une ronde
Pour un court moment participons à ce monde,
Vivons notre rêve seconde après seconde.
Joel Michel (Morlaix)

FARANDOLES
 

Petit tour de France à Morlaix: Allez Nono!Petit tour de France à Morlaix: Allez Nono!
 
Petit tour de France à Morlaix: Allez Nono!Petit tour de France à Morlaix: Allez Nono!
 
 
Petit tour de France à Morlaix: Allez Nono!
 
Depuis plusieurs jours déjà il nous en parlait
De ce fameux petit tour de France à Morlaix.
De lui parler de vélo ses yeux verts brillaient
Sur son visage un sourire resplendissait.
 
Mais aujourd'hui levé très tôt de bon matin 
Nono nous dévoile un comportement chagrin.
Les forts bruits de klaxons et lui ne sont pas copains.
A trois ans ils restent tous mignons ces gamins.
 
Pour ces petits bouts que fut longue cette attente
Voyant les plus grands passer en files importantes,
Portant les marques des entreprises animatrices, 
Roulant après les voitures accompagnatrices.
 
 Mon Nono sois prêt pour faire le tour de ville!
Prends ton beau tricycle pour rentrer dans la file!
Fier de toi et de tes exploits papa te pousse.
Les parents sont heureux des progrès de leur mousse.


Joël Michel (Morlaix)
Petit tour de France à Morlaix: Allez Nono!Petit tour de France à Morlaix: Allez Nono!Petit tour de France à Morlaix: Allez Nono!
 
La Peur
 
*Pan, Pan*

Je cours, encore et encore. Je ne m'arrête pas. J'épie le moindre bruit. Je regarde tout autour de moi, je ne vois que des arbres, des buissons, des branches.

*Crac*

Je cours, encore et encore. Je me retourne quelques temps pour voir s'il est proche de moi. Mon souffle est saccadé et mon cœur s'affole.

*Crac*

Je cours encore et encore. Je l'entends, il me rattrape. Je suis perdu, je n'y arrive plus. Je trébuche.

*Crac*

Je respire fort, encore et encore. C'est fini, ma vie est finie. Je n'arrive plus à me relever. Qu'est ce que vous feriez à ma place ? Je rampe.

*Crac*

Je respire fort, encore et encore. Le bruit se rapproche de plus en plus. Ma cage thoracique se soulève irrégulièrement. Je pouvais voir son ombre arriver à coté de moi.

*Crac*

Je respire fort encore et encore. Voilà, il est là. Je me retourne pour lui faire face et affronter ma peur.

J'étais surprise en le voyant. Il se tenait devant moi, tout droit. Il s'était arrêté à quelques mètres. Il me regardait avec ses petits yeux noirs. Son étincelant manteau beige brillait à la lumière de la lune. Lui aussi était essoufflé.
Qu'est ce qui ce tient devant moi ? Cet être n'est rien d'autre que le maître de la foret. Le roi des bois.
Oui, le plus magnifique des Cerfs.
Rassurée, je souris. Puis je poursuivis mon chemin.
 
Morgane 15 ans (Morlaix)

 

 


Ai-je oublié?
 
Ai-je oublié?
 
Le printemps a timidement pointé son nez 
Dehors nous sommes décidés à travailler.
 Tout notre monde à ses occupations s'affaire.
Au bord du bassin Maître Soleil réverbère.
 
Alors aux doux sons de l'eau qui sort des cascades
Rêvassons aux beaux jours, chassons ces temps maussades.
Notre bel univers doit nous enthousiasmer
Pour cela nos manches doivent se remonter.  


Depuis le matin je mesure, coupe et peins
Décorant les jardinières en bois au jardin.
La douce soie du pinceau effleure et caresse
Majestueusement les lames avec tendresse.


Les couleurs fuchsias, verts anis ou violettes
En été donneront un joli air de fête.
Amie! Pour toi qui adore tant les fleurs
Je les soignerais avec toute ma douceur.
 
Mais manquerais je d'un peu d'imagination?
Mon esprit serait il porté à confusion?  
Pourtant une idée me trotte dans la tête.
J'oublie vite. L'age me rendrait il bête?
 
Qui dit fleurs dit peut être personne très chère.
Aurais je oublié un joyeux anniversaire?
Ouf! Il n'est jamais trop tard pour le souhaiter.
Je vais vite offrir mes fleurs et mes doux baisers. 
 
Joel Michel (Morlaix)
 
Joyeux anniversaire ma Sabine
Le trouble-fête
 
A l'affût à l'abri derrière les carreaux 
Très décidé je voulais prendre des photos.
Approchez bergeronnettes! Venez moineaux!
De manger quelques graines vous donnera chaud.
 
Dans le ciel couleur grise couleur monotone 
Virevoltent et tombent les doux flocons aphones.
Voulant percer le manteau les jonquilles trônent,
Giroflées, roses de Noël, crocus festonnent.

Frigorifiés et perchés sur le portillon,
Attentifs les oiseaux scrutent vers la maison
De suite prêts à s'envoler au moindre son.
Toutefois craintifs ils s'avancent par petits bonds.
 
Qu'il est bon de trouver quelque peu de pitence
Alors que les humains en jettent en abondance.
Profitez-en les mésanges! Faites bombance!
Les boules de graisse servent de becquetance.
 
Brusquement je sentis bondir sur mes genoux,
Mon ami le chat au beau pelage si doux.
En voyant bouger mes convives, devenant fou,
Ses pattes à la fenêtre Chat griffait partout.
 
Au moindre mouvement les oisillons s'envolent.
Adieu surprises! Adieu clichés! Je me révolte.
Dos rond se frottant en démarche désinvolte,
De Chat, sa demande de pardon je récolte.
 
Joël Michel (Morlaix)
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