C'est l'hiver.
Aujourd'hui est passé en un temps de saison
Bloquant la plupart des gens dans leurs maisons.
Lentement des cheminées les fumées s'élèvent
En offrant leurs écharpes au soleil qui se lève.
Bien paisible la campagne engourdie somnole
Habillée de son manteau de poudreuse molle.
A présent le froid règne en Maître. C'est l'hiver,
Pour les vivants symboles de joie ou d'enfer.
Contre les talus exposés se forment au vent
En dos de chats des congères tout frissonnants.
Parée de blanc immaculé dame Nature
Sévira malheureusement de ses froidures.
Dans cette ornière profonde l'engin s'avance,
Chargé, aplatissant tout sous ses roues immenses.
Malheur à l'opportun qui subira son poids,
La masse de fer n'éprouvera nul émoi.
Des bennes vidées en plusieurs rangées de tas
Les mottes roulent libérant tous leurs appâts.
Quelle belle aubaine pour tous les volatiles
Qui des airs scrutent ces offrandes bien subtiles!
Une aigrette à l'affût sur son perchoir de glace
Fond sur un mulot lui portant le coup grâce,
Impassible se faufile dans les ajoncs
Pour savourer ce festin qui semble si bon.
Tant affamés les vanneaux en habits plaisants
S'associent à la présence des goélands.
Holà! Gare aux imprudentes bergeronnettes
Qui veulent s'emparer de ces repas de fête.
Dandinant par terre sous ce vent qui enivre
Ces êtres ne sont jamais peureux pour survivre.
Très effrontés se moquant du monstre d'acier
Très près les seigneurs du ciel se sont rapprochés.
La restriction des vers pénalisant chacun
Pousse à jouer du bec pour chasser les copains.
Les plus gros n'étant point adeptes du partage,
Soyez parées les mésanges pour l'accrochage.
Le froid est là. Pour se nourrir chacun surveille
Le premier faux pas du faible qui se réveille.
Les flocons tourbillonnent silencieux et légers,
Jolie farandole de papillons ouatés.
Joel Michel (Morlaix)


Papillon vole
Se tortillant par un très beau soleil d'été,
Sur une feuille de capucine rongée,
Au corps couvert de poils en soie, un joli vers
Tout en ondulant parcourait son univers.
Tout près de lui un papillon blanc du chou vole,
De fleur en fleur battant des ailes batifole.
«Hé ho toi en bas ! Regarde-moi jeune insecte
Léger et en liberté dans les airs j'inspecte ! ».
« Il est bien vrai qu'ils sentent bons tous ces œillets
D'aller de boutons en boutons cela nous plait.
Ces merveilleux sedums rouges sentent si bons
Alors profitons de suite de l'occasion ! ».
D'aller de boutons en boutons cela nous plait.
Ces merveilleux sedums rouges sentent si bons
Alors profitons de suite de l'occasion ! ».
« Allons ! Allons ! Poussez-vous donc vilaines abeilles!
Arrêtez donc de nous rabâcher les oreilles !
Place ! Place ! Ailleurs d'autres cieux vous appellent,
Laissez au bon Roi Bourdon les fleurs les plus belles ! ».
Arrêtez donc de nous rabâcher les oreilles !
Place ! Place ! Ailleurs d'autres cieux vous appellent,
Laissez au bon Roi Bourdon les fleurs les plus belles ! ».
Et chacun rumine dans ce jardin si beau.
Un poisson essaie de parler au bord de l'eau :
«Un piège guette ! Attention à vous les volants !
De voler ainsi n'est pas toujours rassurant ».
Un poisson essaie de parler au bord de l'eau :
«Un piège guette ! Attention à vous les volants !
De voler ainsi n'est pas toujours rassurant ».
Dans les hautes herbes une scène se déroule :
Pris dans sa toile une araignée tourne sa boule.
Ainsi notre vantard bourdon fait grise mine.
Sans se soucier de lui les abeilles butinent.
Joel Michel (Morlaix)
Pris dans sa toile une araignée tourne sa boule.
Ainsi notre vantard bourdon fait grise mine.
Sans se soucier de lui les abeilles butinent.
Joel Michel (Morlaix)
Pour mon amie Sabine
Avec tous mes mots et mes photos
Montage Magfo
AVEZ-VOUS VU MA POESIE
Avez-vous vu Petit Phoque
Qui fait tout le temps le loufoque.
Moi je l'aime et je m'en moque.
Avez-vous vu Petit Singe
Qui sait ramasser le linge.
Il se sert de ses méninges.
Avez-vous vu l'ours polaire
Qui met tout le temps une polaire.
Il fait froid sur cette terre.
Avez-vous vu le cheval
Qui joue au rugby comme Chabale.
Mettons le dans les anales.
Avez-vous vu les grands chiens
Qui font la guerre comme les huns.
Mais la guerre ce n'est pas bien.
Avez-vous vu l'hippopotame
Qui se sert de son charme.
Mais quand il pleure c'est le drame.
Avez-vous vu l'éléphant
Qui courre comme un faon.
A le voir c'est très charmant.
Avez-vous vu le rossignol
Qui fait toujours le guignol.
Mais il chante comme une casserole.
Avez-vous vu l'hirondelle
Qui plane de ses deux ailes.
Dans les airs elle est très belle.
Avez-vous vu Petite Fille,
Regardez ses yeux brillent.
Sa poésie est gentille.
Ma fille MORGANE
Avez-vous vu Petit Phoque
Qui fait tout le temps le loufoque.
Moi je l'aime et je m'en moque.
Avez-vous vu Petit Singe
Qui sait ramasser le linge.
Il se sert de ses méninges.
Avez-vous vu l'ours polaire
Qui met tout le temps une polaire.
Il fait froid sur cette terre.
Avez-vous vu le cheval
Qui joue au rugby comme Chabale.
Mettons le dans les anales.
Avez-vous vu les grands chiens
Qui font la guerre comme les huns.
Mais la guerre ce n'est pas bien.
Avez-vous vu l'hippopotame
Qui se sert de son charme.
Mais quand il pleure c'est le drame.
Avez-vous vu l'éléphant
Qui courre comme un faon.
A le voir c'est très charmant.
Avez-vous vu le rossignol
Qui fait toujours le guignol.
Mais il chante comme une casserole.
Avez-vous vu l'hirondelle
Qui plane de ses deux ailes.
Dans les airs elle est très belle.
Avez-vous vu Petite Fille,
Regardez ses yeux brillent.
Sa poésie est gentille.
Ma fille MORGANE
Mes belles libellules
Du fond du jardin s'élevait
De hauts sons de cris et de rires
De mon enfant qui s'amusait.
Tout en pensant de suite au pire
Sans faire un bruit et très discret
Voulant soulager ma conscience
A pas léger je m'approchais.
Profitant de son insouciance
Tout heureux le gamin courait
A suivre quelques libellules
Qui bien librement s'accouplaient.
Juché sur un tendre chardon
Qui sous la charge se courbait
Bougeant ses ailes un papillon
Tendrement les applaudissait.
En me sentant tout ridicule
Mon intrusion je la cachais
Derrière des arbustes en fleurs.
Le cœur battant je partageais
Ce tendre moment de bonheur.
Laissant notre Dame Nature
Produire sur lui son effet
Profitant de la forfaiture
Cet instant il le savourait.
Joël Michel (Morlaix)










Cela sent bon car l'idée vient d'être lancée.
La cuisine est choisie il faut préparer.
Profitant de la beauté du coin de jardin,
Admirant koïs et shubukins qui se poursuivent,
L'oiseau me tira de mes idées pensives.
Sautillant tout près de l'étendue limpide,
Battant ses deux ailes en mouvements très rapides
S'écriant : « -moi aussi je veux bien me baigner !
Regardez et écartez-vous je vais plonger ! »
Tourné face au vent toutes plumes ébouriffées
Notre étourneau sansonnet cessa de chanter.
Puis d'un bon hardi il s'élança sur les plantes
Qui sous son poids deviennent bien vite plongeantes.
A l'imprudent un bain forcé fut pris par faute.
Comme un être vexé de sa petite erreur
L'oiseau s'éclipsa, alla se cacher ailleurs.
Joël Michel (Morlaix)
Tout en me basant sur ton tendre émoi
Pour mon travail les instruments s'affolent,
De temps en temps tu t'approches de moi,
Jetant un œil par-dessus mon épaule.
Lentement les simples couleurs s'accrochent
Dévoilant les contre pentes d'un mont,
Où les reflets du soleil sur la roche
Illuminent le fond de ses rayons.
Au premier plan se dessine un hameau
Resplendissant en sommet de montagne.
Côtoyant le rouge des arbrisseaux
Une route se perd dans la campagne.
Vers le ciel d'azur les cyprès s'élancent,
Voulant protéger de leurs grands fuseaux,
Ces toitures aux tuiles de la Provence,
Un contraste d'ocres et verts des rameaux.
Sûrement il va plaire mon tableau,
A terminer ton sourire m'incite.
Que c'était beau la danse des pinceaux,
Aide moi à vous peindre l'insolite!
Joël Michel (Morlaix)
Vagues qui souffrent
Au fil des heures de l'hiver présent,
De palettes obscures le firmament,
De mauvaises augures comme souvent,
Annonce à son monde le mauvais temps.
Dans les nuages noirs qui s'annoncellent
Criards passant en tirant sur leurs ailes
Par groupes par bandes les goélands
En tournoyant se posent en bas des champs.
Tout ivres à force d'être bercés
Par ces eaux complètement agitées,
Les splendides bateaux de plaisanciers,
Les chalutiers et les goémoniers,
Flottilles de nos ports du littoral
S'abritent des projections infernales.
Vagues qui roulent, dos de chats ronflants,
Vagues qui souffrent, dos de chats gonflants,
Les déferlantes de tous nos rivages
Avec force s'écrasent contre les plages.
Ce soir le vent va encore souffler
Pour nous protéger nous devons fermer,
Avec les volets nous barricader,
Contre les rafales nous protéger.
Venant de loin la tempête s'entend,
Par les sauts d'humeur de ses coups de vents,
Les toitures de nos maisons frissonnent,
Les persiennes toutes affolées chantonnent.
Tous défiant ces éléments qui nous grondent,
Balayant la pointe de fin du monde,
Assis autour d'une bonne flambée,
Ensembles nous pourrons les affronter.
Joël Michel (Morlaix)
Rêver de mes vingt ans
Pour toi j'écris ce tout petit poème.
Rêvant toujours d'une vie de bohême,
Vivre libre c'est ce que tu voulais,
De bien t'attacher je ne le pouvais.
Pris de fièvre ton cœur brûlait souvent.
Trop flamboyant comme un feu de St Jean,
S'envoûtant de tourbillons de fumée
Se dégageant de ces bûches enflammées.
Accompagnée par le chant de la terre,
Mélodie que les humains savent faire,
Bercée par ces vieilles nuits étoilées
En rêvassant tu tournais pour danser.
Regardant souvent au fond de tes yeux
Drôlement j'ai fait un songe fameux,
En voyant l'horloge de mon destin
Délicatement rebrousser chemin.
Dans le ciel je tournais la manivelle
Pour rapprocher la lune du soleil,
Pour qu'ensemble ils deviennent des amants
Enlacés comme nous deux dans le temps.
De voir tous ces astres en acrobaties
Nous suggèrera de jolies envies.
Te déshabiller me rendra ému
D'assouvir tes plaisirs m'a toujours plu.
En t'effeuillant comme une pâquerette
Mon amour je te conterais fleurette.
En te disant je t'aime, un peu, beaucoup
Cruellement tu me mordras le cou.
En m'enivrant de tes parfums d'amour
Je te garde au fond du cœur pour toujours.
Au fait où sont donc passés mes vingt ans.
Qu'ils passent vite ces jours de beau temps!
JoeL Michel (Morlaix)
En attendant l'été
Depuis quelques jours je cours comme un jeune fou.
On me dit retraité je n'y crois pas du tout.
Toutes ces merveilleuses heures de liberté
Me donnent le loisir de bien les occuper.
Radieux Monsieur Printemps nous montre son visage.
De préparer le jardin d'été parait sage.
Avant toute chose choisissons les peintures
Qui garniront les bacs de fleurs en devanture.
Couleur orange sanguine, couleur bleue ciel,
Couleur jaune jonquille, couleur du soleil,
Couleur mauve myrtille qui flache notre œil,
Couleurs que je barbouille avec tout mon orgueil.
Le pinceau s'affole je travaille en cadence.
Pour planter mes fleurs d'été il faut que j'avance.
Pour embellir mon Paradis que ne ferais-je?
Les couleurs de l'arc-en-ciel sur le bois protègent.
Joel Michel (Morlaix)
Cadeau de mon amie Darkness-Angel 07
Fée de la nuit
Sans faire de bruit
Danse avec la lune
À travers la brume.
Fée envoûtante,
Créature aguichante,
Scintille dans le noir.
Grâce à tes pouvoirs
De ton monde magique
Aux couleurs féeriques
Veille en douceur
Sur nos coeurs.
Fée de la nuit
Rêves de nos nuits
Le jour doucement tu t' en fuis
Pour revenir à la tombée de la nuit.
Darkness-Angel 07
"Aaron Loulou"